04/03/2009

moule et big bang !




































Un mien ami à qui j’ai fait part de mon étonnement à propos des pets de mollusques (en accompagnant mon texte d’une photo de moule) m’a répondu ceci :

Cette histoire de mollusques me laisse rêveur!
Moi qui les aimait tant.
Je les vois sous un autre angle.
Cette photo de moule, par exemple, est d'une sexualité débordante;
elle fait penser à la création du monde de Courbet.


Ce rapprochement m’interloque d’autant plus que je viens de lire un article intitulé
Au plus près du big-bang
Planck, le télescope européen qui sera lancé mi-avril, devrait permettre de retrouver l’enfance de l’Univers par l’analyse du rayonnement fossile émis trois cent mille ans après le big-bang. Planck, étudiera l’enfance de l’Univers. Plus exactement son premier vagissement photonique, émis trois cent mille ans après le big-bang

Le big bang ! la création du monde ! le grand pet primordial en quelque sorte !

Tout se mélange – se téléscope – dans ma tête :

Et si le Grand Thaumaturge derrière tout ça était une Enorme Moule ?

En cette année de célébration darwinienne faudrait-il changer le fameux « l’homme descend du singe » par un , plus stupéfiant : « L’homme – et l’Univers Entier – vient de la Moule » ?????

8 commentaires:

Éric a dit…

Mais qui donc est arrivé en premier : la moule ou l'oeuf ? Qu'en (quand) penses-tu, Beardy ?

HK/LR a dit…

faudrait être un fuckin' Colombus de l'Espace-Temps pour répondre à cette question ! ou alors s'enfiler une sacrée cargaison de Chimay bleues entre amis choisis autour d'une table qui deviendrait vaisseau spatio-temporel !
(on pourrait se manger une omelette aux moules pour aller avec , non ? )

Éric a dit…

Partant pour l'omette aux moules et la CB, du moment qu'on écarte bien les coquilles et les capsules !

HK/LR a dit…

okay man ! on écarte tous les objets con-tondants !

Arthémisia a dit…

Quelque chose m'inquiète: c'est ce grand vide dessous la moule et le tableau de Courbet. Un grand espace noir, comme un malaise...
Je dis ça..je ne dis rien.

HK/LR a dit…

pur hasard dans "l'insertion" des images sur la page (choisie noire par lassitude de la sempiternelle "blancheur" des pages coutumières)

Arthémisia a dit…

Blan ou noir ou...rose...ce n'est pas la couleur qui m'interpelle mais l'espace, le ...vide....

valentini a dit…

Si moules, moulines, s'enhardit houle

« Trois euros le kilo de moules, trois euros le kilo de sardines, qu’est-ce qu’on fait ? »

On mange les trois euros! Et alors, comme au premier matin du monde, s'ouvre le labyrinthe des réformes. Par ce complexe, pénétré, selon les lois propres à la communication, un parfum nonpareil, on acquiert le statut de grand Travailleur. S'inscrire, en un éclair, dans toutes les mémoires, est le propre du génie. Catapulté à une telle hauteur, nous est dévolue la capacité à mobiliser notre cerveau, pour reproduire ce type de phrases. Mais au lieu de le faire pour le plaisir d'une oreille avertie, et en un sens innocente, on le fait pour le bien de toute une collectivité forcément indécise. Sinon au nom de quoi écouterait-elle? Ce bien, rappelons-le, est mécaniquement supérieure au simple plaisir considéré à l'instant, il l'englobe et l'engloutit en un clin d'oeil. Si la collectivité en question ne l'entend pas de cette oreille, on doit en conclure qu'elle n'a pas le sens de l'humour. Sa place au soleil est donc usurpée. Cet humour formidable, au contraire, possédé, sait voir, lui, le bon côté des choses: les trois euros communs aux moules et aux sardines. Parce qu'avec ces moules et ces sardines, que fait-on? De la merde! Sauf le respect qu'on lui doit, en tant que chose intégrée à la richesse des nations. Quant aux trois euros, alors là, c'est autre chose! Ils font le bonheur du grand Travailleur qui du coup n'a pas besoin de pétrole. S'il en a, c'est un plus, pas plus. Merci monsieur Vanier, à qui j'emprunte un tel quartz incongru, de montrer que si le talent est une chose qu'aujourd'hui on monnaie, il a aussi une face indécise où s'anime la réflexion pour peu qu'on lui laisse libre cours. Ce qui suppose un peu d'oreille. Non pour entendre quarante siècles trébuchés devant quarante, deux fois vingt, voleurs, mais pour jouir, si tant est qu'on le veuille, d'une voix charitable jaillit de quelque escarboucle auprès d'une boucle chère.